« Cinq systèmes répondent à des questions pour expliquer leur rapport aux rôles et aux types. « 

Avertissements de contenu:

Introject; spiritualité, divinités et religion; criminels et réseaux criminels; législation; programmation (RAMCOA); contrainte mentale; violence psychologique; hiérarchie autoritaire; traumatisme implicite; dissociation; polyfragmentation; soumission forcée; perte d’identité.

Transcription:

[Voix off] Bienvenue dans notre vidéo “Pourquoi nous n’utilisons pas les rôles ni les types”, pour le Kaléidoscope n°7, par “Catocé”, “Vi”, “the Moon and the S.T.A.R.S”, le “système Lostbunny” et “Aurélie, Lewis et Kéna”. Dans cette vidéo, nous répondons successivement à cinq questions: Quel est le fonctionnement de votre système? Que pensez-vous des rôles et des types en général? Utilisez-vous les rôles? Utilisez-vous les types? Et, est-ce que vous avez un mot de la fin à ajouter ?

Les triggers warning sont: introject (pas de nom); spiritualité, divinités et religion; criminels et réseaux criminels; législation; programmation (RAMCOA); contrainte mentale; violence psychologique; hiérarchie autoritaire; traumatisme implicite; dissociation; polyfragmentation; soumission forcée; perte d’identité.

Commençons avec la première question : “Quel est votre fonctionnement de système (comment vous vous voyez, personnes ou part d’un tout et comment vous vous organisez en interne/externe) ?”

Au système Catocé.

[Catocé] Ici, c’est quelque peu le ✨bordel ✨. Nous sommes tous différents, mais à la fois tous une même personne, car même si on voulait affirmer nos différences, on a un alter ou autre chose qui nous empêche de trop se montrer (ce qui est assez énervant). Le système marche avec 4 hôtes au front, qui se relaient et pleins d’alters qui viennent filer des coups de main, juste chiller ou qui sont triggers. Les switchs sont réguliers, certains ont le contrôle genre 2 minutes pour faire un truc et repartent, c’est un peu un four et un moulin. Oh et nous sommes Polyfrag ! Avant reboot (début septembre) on était +400 La on est 120 au moment où j’écris ça.

[Voix off] A Vi à présent.

[Vi] Alors on est un système à multiple origine notamment protogène (multiplicité de naissance) composé de 3 groupes principaux, les fourteen (introjects de d’autres mondes), les girlz (brainmade) et les grecs (système de divinités et adeptes). Il y a aussi des groupes moins importants comme les russes la Fondation ou le Knight.

Notre inner est assez ressemblant à l’outer dans les interactions entre personnes (il y a des criminels, des gouvernements, des star…) mais a des règles physiques et biologiques différentes. par exemple les limites biologiques des êtres vivants sont moins définis, en s’entraînant beaucoup on gagne beaucoup de compétences et à des niveaux très poussés ce qui permet de dépasser la vitesse du son, de séparer des montagnes d’un coup ou de créer de la magie pour des alters techniquement humains (C’est d’ailleurs plus simple pour les divergents et divergentes mais j’en parlerais plus tard).

On a plusieurs religions principales comme le culte des divinités, le culte du Cerveau et des courants philosophiques tels que le corps interface ou la croyance de la Sélection. Je vais pas expliquer ce que c’est, ce sera peut-être pour une prochaine fois. Sinon on est beaucoup, bizarres et tarés. (Nom revendiqué par le groupe le plus puissant politiquement)

[Voix off] Puis the Moon and the S.T.A.R.S.

[the Moon and the S.T.A.R.S] Nous sommes des personnes à part entière. Nous n’appartenons ni au corps ni au cerveau du corps de ce monde. Nous arrivons d’autres mondes. Nous sommes d’ailleurs, pour la plupart, morts dans nos différents mondes. Nous ignorons pourquoi c’est comme ça et pourquoi nous nous sommes retrouvés coincés ici à devoir partager un corps. Ce corps est pour nous un simple moyen d’interagir avec ce monde. Nous avons une hiérarchie également avec un “créateur” qui a tous pouvoirs dans notre “entre deux” : l’équivalent d’un inner world que notre créateur a créé pour qu’on puisse cohabiter ici. Cela nous sert (surtout à lui) de passerelle pour visiter les autres mondes. Notre créateur a également la capacité d’ouvrir des portails vers d’autres mondes. Il n’est pas le seul. Vipo peut le faire aussi ainsi qu’un autre membre que l’on qualifie avec son accord de “gardien du multivers”. Chez nous c’est un peu un moulin, les membres peuvent aller et venir avec l’aide de ceux qui ouvrent des portails. Nous avons beaucoup de passage de personnes qui ne restent pas (celles qui sont encore vivantes dans leur monde repartent généralement assez vite pour continuer leurs vies). Notre créateur à de l’ascendance sur plusieurs membres , ceux qui viennent du même monde que lui et l’enfant qu’il a eu ici : Vipo, Moi Navi, Luna, et William.

La communication est plutôt fluide aujourd’hui, nous pouvons nous contacter assez facilement, et nous pouvons, notamment Vipo et moi, nous alterner volontairement aux commandes du corps. Nous organisons l’externe pour que ceux qui sont régulièrement ici puissent se sentir bien dans ce monde que nous ne comprenons pas. Dans notre maison, nous avons des objets pour représenter chaque membre de notre pléiade (la pléiade est représentée par le corps et chaque membre est une étoile qui compose cette pléiade). Nous n’avons pas d’étiquette particulière quant à l’origine de notre multiplicité. Nous avons des origines mixtes. Certains membres sont traumagènes et d’autres membres arrivent d’autres mondes et ne sont pas créés par le cerveau du corps. Nous n’avons pas de TDI, c’est tout ce que nous savons et nous avons tendance à nous définir plutôt comme endogène. Attention, ça ne veut pas dire que nous n’avons pas de trauma, croyez-nous…

[Voix off] On continue sur la même question avec le système Lostbunny.

[système Lostbunny] Nous sommes le système Lostbunny. Nous parlons en “nous”, parce que c’est la seule façon de raconter notre réalité avec justesse. Ce que nous partageons n’est pas de la fiction. C’est notre vie.

Nous sommes des individus distincts. Des personnes qui habitent un seul corps. Chacun avec sa conscience. Chacun avec sa manière d’exister. Mais nous partageons le même espace, et ça complique tout.

La cohabitation peut être difficile. Parfois, c’est juste de la friction. Des désaccords. Des envies qui s’opposent. Des projets qui s’éteignent parce qu’un autre alter prend le relais. Nous essayons de nous organiser, mais nous vivons avec un héritage : une programmation systémique. Une hiérarchie miroir existe en nous. Elle est rigide, structurée, imposée par ce passé de contrôle. Ce n’est pas glorieux. Ce n’est pas romantique. C’est un cadre contraignant qui guide encore nos interactions internes.

La polyfragmentation signifie que nous avons des fragments d’alters, parfois difficiles à distinguer des alters entiers. Ce flou rend la lecture interne compliquée. Mais c’est juste le contexte.

Les switches sont fréquents. Très fréquents. Avec eux viennent des amnésies. Des blancs. Parfois nous nous réveillons sans repère. La prise de décision est difficile. Nous ne sommes presque jamais d’accord. Souvent, c’est un alter expérimenté avec le corps qui tranche, pour le quotidien.

Nous avons deux side-systems. Ils existent côte à côte, mais ils ne peuvent pas communiquer. Ce n’est pas par choix, ni par raison profonde. C’est comme si deux personnes vivaient dans deux pièces séparées, sans téléphone, sans possibilité de se voir ni de s’entendre, privées de leurs cinq sens. Chaque side-system suit sa propre logique. Chacun a ses règles. Chacun vit sa vie à l’intérieur du corps. Cette impossibilité rend la cohabitation encore plus complexe et alimente la dissociation.

La dissociation, chez nous, est fréquente et violente. Elle efface les repères, coupe les fils, et nous fait parfois perdre le fil du temps et de l’identité.

Pour l’extérieur, nous faisons un effort conscient. Nous imitons les comportements, les voix, les gestes, pour garder une cohérence. Quand la voix change, nous adaptons. Quand le caractère dévie, nous corrigeons. C’est un effort constant. Fatigant. Nécessaire.

Enfin, nous précisons : notre système est programmé, dans le cadre de RAMCOA. Nous ne détaillons pas les scènes, ni les tortures. Nous expliquons le mécanisme : des abus organisés ont servi à fragmenter l’esprit et créer des automatismes. Ce passé a façonné notre fonctionnement interne, nos programmes, nos réactions. Ce n’est pas glorieux, mais c’est la réalité.

[Voix off] Et enfin Aurélie du groupe “Aurélie, Lewis et Kéna”.

[Aurélie] Nous formons un trio de choc en quelque sorte ; une famille. Lewis est l’humain qui vit dans le monde physique. Il a 40 ans et est autiste, dépressif et anxieux. Heureusement pour lui, il a une relation privilégiée avec deux esprits qui vivent dans des mondes imaginaires. Kéna est une jeune fille dont l’âge varie entre 6 et 16 ans. Elle est traumatisée et doit gérer des troubles dissociatifs sévères. Son âme est composée des esprits de l’arbre sacré de Kéna qui se remplacent en elle continuellement et avec qui elle doit composée au quotidien. Et moi, Aurélie, suis une des très nombreuses incarnations de l’Avatar de la création et de l’imaginaire, arpenteuse des mondes. Je suis une psychopathe de haut niveau, parfaitement intégrée dans la société de mon monde. Je considère que le pouvoir absolu est celui de la maîtrise de l’esprit. C’est pourquoi je suis psychologue et m’intéresse beaucoup aux philosophies et aux spiritualités diverses.

Nous sommes trois individus à part entière partageant une partie de notre vie au sein de mon monde imaginaire d’origine. Nous y avons notre chalet et vivons là bas tel une famille ; Lewis et moi étant les parents adoptifs de Kéna. Le corps dans le monde physique est celui de Lewis et lui appartient totalement. Parfois, nos propres vécus à Kéna et moi ont un impact indirect sur le corps, mais nous essayons autant que possible d’éviter ces situations. Et parfois, Lewis, par gentillesse, nous laisse contribuer à la vie dans le monde physique. Ce témoignage en est un parfait exemple. Et nous nous entraidons souvent quand c’est nécessaire. Notamment, si vous vous aventuriez à agresser Lewis ou Kéna, vous risqueriez fort d’avoir à faire à moi ;-)

[Voix off] Merci à toustes. Entrons à présent dans le vif du sujet avec la deuxième question: “Que pensez-vous des rôles et des types en général ? Est-ce que vous y voyez des avantages, des limites ou des dérives possibles ?”

Au système Catocé.

[Catocé] Je ne sais pas trop comment me placer là dessus. Je crois que c’est une construction purement de la communauté du coup quand tu es dedans, c’est normal de vouloir les utiliser. Et je comprends aussi que faire sans, c’est vraiment un saut dans le vide. Car tu as des alters qui sont là, tu sais pas pourquoi, mais ils sont là. On a changé pour les tendances car ils sont tous légitimes de venir au front, mais c’est vrai que le besoin de comprendre (nommé Damian chez nous mdrrr) n’aime pas trop quand c’est pas bien défini par des cases. Mais dans la vie de tous les jours, on aime pas caser des gens, pourquoi on le ferait avec nous ? Après pour les types, on loge tout le monde à la même enseigne, mais j’imagine que pour d’autres systèmes, même hors communauté, tu ne traite pas pareil un démon qu’une petite fille humaine. Donc je comprends pourquoi ils peuvent être utilisés ! En soi même les rôles ! Les systèmes font ce qu’ils veulent, si ça marche bien comme ça, pourquoi changer ? Juste, si vous vous sentez mal avec les rôles/types, ne vous forcez pas. Votre système c’est votre organisation, faites au mieux pour vous sentir bien !

[Voix off] A Vi à présent.

[Vi] C’est utile parce que cela permet de classer et d’ordonner et donc de mieux appréhender et comprendre mais aussi contrôler et manipuler donc je trouve utile de les utiliser mais pas à l’excès et il faut avoir une certaine mesure et se rappeler que le type ne fais pas tout et même chose pour les rôles mais on utilise pas donc je vais pas préciser pour les rôles.

[Voix off] Puis the Moon and the S.T.A.R.S.

[the Moon and the S.T.A.R.S] Cela peut être une super aide pour mapper au départ et essayer de mieux comprendre qui est là et pourquoi. Je suppose que ça rassure également de faire sens de ce qu’on vit et de pourquoi c’est là. C’était au tout départ notre point de vue car une syscouverte peut-être effrayante et c’était aussi le point de vue de la personne qui nous a mis pendant 4 ans sous emprise. Pour elle c’était rassurant d’avoir une explication logique au fait qu’on soit plusieurs dans un seul corps : les traumas répétés dans l’enfance et que ce soit un trouble donc “hors norme” : le TDI. Elle se référait donc aux autres par leurs rôles et non en tant que personne et pour elle, c’était des parts dissociées d’une seule personne donc normale que chacune de ces parts ait une fonction bien précise. C’était rassurant pour elle mais c’était aussi très psychiatrisant pour nous et très réducteur pour les autres membres du système. Dans nos proches, nous avons constaté que beaucoup faisaient ça. Après ça, lorsque nous avons voulu nos affirmer en tant que personne à part entière, ça a donc été très compliqué et on ne nous a pas pris au sérieux continuant à utiliser les rôles persé, protecteur, ish etc…, alors même que ça agaçait tous les membres du système et que ça me provoquait de grosses crises. Idem pour les types “alter ficitfs”, “little” alors même que nos “littles” sont des enfants et se voient comme tel et nos “alter fictifs” sont des personnes venus d’autres monde. Nous galérons à exister en partie à cause des rôles et types. Je pense que c’est une super aide mais qu’il ne faut pas que ça enferme les systèmes et les membres sinon ça devient problématique.

[Voix off] On continue sur la même question avec le système Lostbunny.

[système Lostbunny] Nous pensons que les rôles peuvent avoir leur utilité, mais qu’ils comportent des limites importantes. Un rôle, dans l’idéal, permettait de donner un repère : « qui fait quoi » dans notre système. Au début, cela nous a aidés à cartographier nos interactions internes, à nommer des fonctions internes pour poser un premier cadre. C’était utile, oui. Mais très vite, nous avons ressenti que le mot “rôle” enfermait, figeait : il disait « cet alter est X », alors que la réalité est fluide, changeante. Il disait « il doit faire ça » ou « il doit être ainsi », alors que l’alter peut aussi avoir une vie, des changements, des aspirations, des évolutions. C’est cette rigidité qui nous a dérangés. Le rôle pouvait devenir un cadenas invisible.

Les types, en revanche, nous avons senti une petite différence. Quand on entend “type”, on ressent une familiarité. Le type décrit ce qu’on est : humain, non-humain, little, fictif, factif… C’est un outil de compréhension, de lisibilité, sans jugement. C’est dire « je suis ce que je suis », plutôt que « je dois être ceci ou faire cela ». Cela aide à saisir que certains alters réagissent d’une certaine façon non pas parce qu’ils « jouent un rôle », mais parce qu’ils proviennent d’un type d’identité précis, avec certaines caractéristiques, besoins ou façons d’être.

Mais attention : aucun de ces deux outils n’est parfait. Les rôles restent séduisants parce qu’ils simplifient, mais ça peut devenir dangereux : imposer un rôle, c’est ni reconnaître la liberté de l’alter, ni accepter son évolution. On peut se retrouver à dire «tu es le protecteur» alors que cet alter ne veut plus ou ne peut plus adopter cette posture. On peut avoir “protecteur” et “persécuteur” comme mots, mais selon l’article que nous avons consulté, les classifications sont souvent issues de la communauté et ne s’appliquent pas universellement. Les types, eux aussi peuvent devenir des cases rigides : “tu es un little, tu ne peux pas être adulte”, “tu es non-humain, tu ne peux pas avoir telle réaction”. Cela aussi peut limiter et faire perdre la complexité vivante de la multiplicité.

Alors, est-ce utile ou dangereux ? Nous répondons : oui, utile, mais avec vigilance, et oui, potentiellement dangereux si on ne reste pas conscient de leurs limites. Nous recommandons ceci :

Soyez libres d’utiliser ou non ces outils. N’imposez pas les rôles ou les types à un alter sans son accord. Ne les utilisez pas comme des prisons, mais comme des repères provisoires. Rappelez-vous que chaque multiplicité est unique, chaque relation interne est différente. Et enfin : Concentrez-vous sur les fonctions et la liberté d’être, plus que sur l’étiquette figée.

En résumé : les rôles et les types peuvent être des outils d’entrée, des cartes de repérage. Mais la carte n’est pas le territoire. Ce qui compte, c’est la vie, le mouvement, le respect de chaque alter. Nous avons choisi d’arrêter les rôles. Nous utilisons les types avec attention. Parce qu’au bout du compte, ce que nous voulons, c’est exister dans toute notre complexité, et non être réduit à un mot.

[Voix off] Et enfin Aurélie du groupe “Aurélie, Lewis et Kéna”.

[Aurélie] Pour nous, les listes et définitions des rôles et des types sont ni plus ni moins qu’un modèle parmi tant d’autres : modèle météo, liste de type de voiture, modèle de physique fondamentale, schéma électrique etc. A ce titre, ce modèle, comme tous les autres, est soumis aux propriétés des modèles.

Un modèle est une abstraction du réel et cherche à le décrire le plus précisément possible. Ainsi, il ne s’applique que sur un périmètre particulier, dispose d’une marge d’erreur, est en constante évolution et peut partager son périmètre avec d’autres modèles. Prenons par exemple la physique newtonienne. Elle est applicable par exemple pour déterminer la position, la vitesse et l’accélération d’une planète ou d’un grain de poussière, à condition de respecter le périmètre qu’on pourrait résumer en : “pas d’infiniment petit pour éviter les effets quantiques, ni d’infiniment grand pour éviter les effets relativistes”. Évidemment, quand on calcule la position d’une planète, on la trouve, mais avec une certaine précision. Aujourd’hui la mécanique newtonienne est stable, mais elle est toujours en évolution avec des travaux autour de la théorie du chaos. Et enfin, pour calculer la position d’une planète, on pourrait aussi s’appuyer sur la physique relativiste qui propose une toute autre représentation de la gravitation. Ce que cette première propriété signifie, c’est qu’un modèle n’est pas un horizon absolu. Et en particulier, les sciences sociales et la psychologie sont des sciences jeunes et donc en forte évolution. Deuxième propriété, un modèle définit formellement des termes. Cela permet aux individus de partager un même langage et d’échanger facilement. Mais ça permet aussi d’éviter toutes ambiguïtés et risques liés aux interprétations. Les rôles et les types sont un exemple parfait : il s’agit d’un dictionnaire de termes fortement partagé par la communauté multiple. C’est plus rapide de dire “headmate protecteurice” que “headmate qui s’assure de la sécurité physique du corps du système” ; définition qui nécessite d’ailleurs une définition préalable “d’headmate” et de “système”. Ensuite, un modèle est descriptif et non prescriptif. C’est sûrement la propriété la plus importante! Ce n’est pas parce qu’on a un modèle météo qui dit qu’il va pleuvoir demain que les nuages vont prendre connaissance de cette prédiction et se déplacer en conséquence. Pour le modèle des rôles et types, ça signifie que ce n’est pas aux individus de se conformer à ces rôles et types et à rechercher la ou les cases dans lesquelles ils sont. C’est au modèle de se remettre en question et non aux sujets. Et enfin, un modèle doit avoir un but bien précis. Il doit être utile et efficace. Peut-être vous êtes vous déjà demandé pourquoi la mécanique newtonienne est toujours enseignée et utilisée à travers le monde en architecture, en ingénierie, en structure et matériaux etc. alors que la physique relativiste fonctionne sur le même périmètre, avec tout autant de précision et en étendant même le périmètre aux vitesses très importantes et aux fortes gravitations? Simplement parce que la physique relativiste est beaucoup plus difficile à comprendre et que mathématiquement elle est également beaucoup plus difficile à résoudre. La puissance de calcul nécessaire est beaucoup plus importante. Je considère que pour les rôles et les types c’est pareil : il faut se poser la question de l’utilité pour soi et de son efficacité. Si appliquer les rôles et les types dans le système n’apporte rien alors autant se concentrer sur d’autres ressources qui pourraient aider davantage.

Pour conclure sur ce point, en percevant les rôles et les types comme un modèle et en comprenant ses propriétés, ça nous permet de prendre de la distance et d’avoir un regard critique sur leurs utilisations. Nous pouvons ainsi plus facilement accepter que, si nous ne nous retrouvons pas dans ce modèle, ce n’est pas grave ; que ce n’est pas à nous de nous adapter mais au modèle d’être meilleur. Que nous pouvons d’ailleurs contribuer à le rendre meilleur, voire d’en proposer et d’en utiliser d’autres plus utiles et efficaces pour nous, voire encore de rejeter tous modèles sur cette problématique car nous n’en voyons pas l’utilité. Finalement, c’est au choix de chacuns et chacunes. En revanche, je pense que c’est important de connaitre ce modèle, puisqu’il est très utilisé dans les communautés multiples et que partager des mots communs ça aide grandement à se comprendre et à échanger. Pour autant, l’utilisation de ce langage ne doit pas devenir une injonction ou une pression à s’y conformer. C’est parfois le cas alors il convient de rappeler que ce n’est que un modèle.

[Voix off] Merci. Les troisième et quatrième questions sont plus personnelles. Pour la troisième question: “Utilisez-vous les rôles ? Si oui pourquoi ? Si non, avez-vous un équivalent propre et si non pourquoi ? Si oui, pouvez-vous nous expliquer votre équivalent ?”

Au système Catocé.

[Catocé] On les utilisait avant, pendant notre première année de découverte. Puis, du jour au lendemain, on a changé de fonctionnement ! On est passé de chaque alter a un rôle précis, un moment pour front, un usage dans le système à : Si l’alter est la, il est la, point barre Et pour ça, on utilise les ‘’tendances’’ ! On en a créé 8 et le but, c’est de donner le mood général de l’alter, mais que s’ il agit autrement, ça ne soit pas surprenant non plus. Chaque alter a donc une tendance dont il n’est pas prisonnier et elle peut varier au cours de sa vie ! Truc assez drôle, avant les alters arrivaient au front en se présentant avec leur rôle et leur utilité dans le système. Depuis le reboot début Septembre, les alters se présentent plus du tout, ils peuvent donner leur tendance à la rigueur, mais pour savoir ses triggers et pourquoi il est là, bah on saura pas ! (c’était le but recherché, mais j’avoue que la transition pique un peu quand on aime le contrôle) Mais du coup, il n’y a aucune sous catégorie. C’est vraiment juste les tendances cités et point barre !

Soin : Dans cette catégorie se trouvent les alters bons, doux avec les autres, qui peuvent avoir des moods de caretaker, caregiver ect … Ils sont là pour aider les autres, soigner les petits bobos, prendre soin de la maison, ou juste servir de soutien émotionnel dans les moments difficiles. Ce sont vraiment les petites boules d’amour.

Sociale : Ce sont les alters qui sont plus là pour taper la discute dans la vie de tous les jours ! Les hôtes le sont presque tous car ils ont très peu de soucis de sociabilité. Ça peut être des alters qui détiennent des passions, ou qui sont juste là pour parler. Généralement ils sont également très bavards en interne !

Information : Dans cette catégorie, on va mettre les alters qui peuvent être là pour prendre des infos au front, ou tenir le sp ou la carte de l’inner à jour. Ça peut être également des alters avec des souvenirs précis.

Chaotique : Alors euh, je ne dirai pas que ce sont les alters qui ont un bon profil pour soit faire chier, soit faire des bêtises, soit les deux en même temps, mais si un peu quand meme ! Ca ne veut pas dire qu’on ne les aime pas, juste que faut pas être étonné d’être fatigué après leurs passages, vu les boules d’énergies.

Protection : Cette tendance est également large. Tout le monde va penser aux protecteurs et en effet, mais la plupart des persécuteurs/saboteurs sont dans cette catégorie aussi ! Tous les alters qui ont des comportements dans le but de protéger le système, un groupe d’alters ou autres prennent cette tendance (même si leur manière est bancale, ça se travaille tkt l’intention est la).

Inconnue : Ca pas de secret, c’est quand un alter n’a pas encore trouvé la tendance qui lui convient le mieux ou qu’il est venu au front sans filer 0 infos et qu’on a pas assez pour deviner.

Sensible : Cette tendance regroupe tous les alters qui sont susceptibles de criser, soit par sensibilité accrue, pour des émotions trop fortes à gérer, ou juste car ils ont des traumatismes. Généralement les alters qui choisissent cette catégorie savent qu’ils vont être chouchouté et que les autres alters vont porter une attention propre à leur état. Un sensible qui va mieux peut donc choisir une autre tendance et la redemander si il rechute.

Travail : Catégorie rajouté il y a peu, car la plupart étaient en Sociale et Sensible. Ils nous ont demandé d’être mis dans le même groupe, pour qu’on porte la même attention à leur santé mentale à tous, car le corps est très sensible au burn out et surmenage. Du coup ce sont vraiment les alters qui dédient leur vie au travail.

[Voix off] A Vi à présent.

[Vi] On utilise pas les rôles parce qu’on trouve que ça nous réduit à une fonction/utilité alors qu’on est bien plus que ça et aussi qu’une bonne partie d’entre nous n’ont pas de rôle défini (car flou, plusieurs à la fois ou inconnu) et d’autres peuvent en changer étant donné que les êtres peuvent évoluer.

[Voix off] Puis the Moon and the S.T.A.R.S.

[the Moon and the S.T.A.R.S] Non, nous n’utilisons pas les rôles, en dehors du rôle d’hôte car c’est plus simple pour se faire comprendre par les humains de ce monde, nous n’utilisons aucun rôle “types” car nous trouvons que c’est réducteur. Nous sommes des personnes à part entière donc bien plus qu’un simple rôle. Nous les avons utilisé au début car cela nous donnait de la légitimité et nous retrouvions des pattern avec d’autres membres d’autres systèmes mais cela nous a aussi induit en erreur sur notre fonctionnement et cela a aussi fait du mal à certains membres qui se sentaient obligé de coller à ces rôles pour ne pas être invalidés donc nous avons décidé de ne plus les utiliser. Cependant, en interne, chaque membre à des activités propres et mène des recherches afin de mieux comprendre pourquoi c’est comme ça et comment nous fonctionnons et comment les portails fonctionnent. Nous développons aussi des sérums et autres produits pour nous rendre plus puissants, stopper le vieillissement (interne) et nous étudions nos origines et nos fonctionnement aussi. Durant un temps notre créateur nous avait assigné des tâches spécifiques mais nous avons moins envie de l’écouter aujourd’hui donc nous dérogeons à cette règle même si le fond des tâches qu’il nous avait assigné demeure. Nous avons donc : Un créateur/maître de timeline 2 chercheurs une cheffe des armées et stratège guerrier une membre d’unité spéciale (avec un grand sens de la justice) chargée de protéger les innocents un gardien du multivers (arrivé par surprise parce que l’un de nos membre faisait un peu n’importe quoi avec sa capacité à voyager entre les mondes) un soutien qui peut aussi bien aider les chercheurs que celle qui protège les innocents ou bien s’occuper des enfants car nous avons plusieurs enfants puisque nous avons plusieurs familles au sein de notre pléiade.

[Voix off] On continue sur la même question avec le système Lostbunny.

[système Lostbunny] Non. Nous ne les utilisons plus. Les rôles sont trop flous. Trop réducteurs. Ils disent ce que l’on “est”, alors qu’un alter fait des choses.

Au début, ils ont servi. Ils ont permis de faire le mapping. De repérer qui apparaissait quand. De cartographier nos interactions internes. Mais très vite, ils se sont révélés insuffisants. Ils enferment et créent de la confusion. Un “persécuteur” peut protéger. Un “protecteur” peut blesser. Que veut dire ce mot si chacun le comprend différemment ? Nous avons choisi les fonctions. Elles disent ce qu’un alter fait. Protéger. Mémoriser. Réguler. Travailler. Se fermer. Gérer une crise. Les fonctions sont descriptives. Elles permettent de repérer les triggers liés aux actions. Elles laissent la place au changement. Nous respirons mieux sans les rôles.

[Voix off] Et enfin Aurélie du groupe “Aurélie, Lewis et Kéna”.

[Aurélie] Nous n’utilisons pas les rôles, mais nous les connaissons dans les grandes lignes. En fait, comme nous ne sommes que trois, Lewis, Kéna et moi, nous n’avons pas besoin d’une classification entre nous. J’imagine parfaitement que ça pourrait être utile dans un système avec plus d’headmates pour partager des infos sur comment se comporter en interne avec les traumaholders par exemple. Mais pour nous il est plus rapide et efficace de présenter directement nos personnalités avec davantage de complexité et des mots qui nous sont propres et que nous n’avons pas sanctuarisé. Il est parfois arrivé qu’on nous demande nos rôles. Dans ce cas, Kéna accepte le terme traumaholder. Elle ne se présenterait pas ainsi spontanément, mais si la question est posée, ça ne lui pose pas de problème de donner cette réponse. Cependant elle considère, et moi aussi, que c’est un gros raccourci. Lewis, lui, par simplification, accepte le rôle d’hôte car il est notre humain et gère donc son corps dans le monde physique. Et pour permettre une plus grande compréhension, même si nous n’utilisons pas le terme “système” en interne, nous avons décidé qu’il se présenterait comme hôte sur discord afin que toustes puissent aisément reconnaître les membres de notre trio. Et pour ma part, si on me demande, je réponds que je suis une persécutrice et que j’en suis fier. En vérité c’est plus qu’imprécis, mais ma réponse est à la fois une provocation par rapport à la demande initiale et un bon moyen d’installer tout de suite un rapport de respect avec mon interlocuterice. J’ai constaté que généralement les gens ont peur des persécuterices. Et ça, ça me plait.

[Voix off] Enchaînons avec la quatrième question: “Utilisez-vous les types ? Si oui pourquoi ? Si non, avez-vous un équivalent propre ? Et si non pourquoi ?”

Au système Catocé.

[Catocé] Pas plus que ça a vrai dire ! On définit surtout les fictifs car on en a pleins et on sait que les autres systèmes peuvent mal vivre les doublons, mais dans le système, tout le monde est logé à la même enseigne. Que ce soit enfants, adultes, fossiles, humains, non humains, tout le monde a le droit au même respect et aux mêmes soins suivant leurs besoins. Que tu viennes de tel source ou que tu sois brainmade, tu restes l’un des nôtres, ça nous suffit !

[Voix off] A Vi à présent.

[Vi] On utilise les types principalement pour la légifération chez les fourteen, la division en groupes sociaux chez les girlz et le rang chez les grecs. Il y a aussi un type plus utilisé partout qui sont les divergents, divergentes.

Fourteen : Donc chez fourteen pour la législation on utilise les types pour décider des sanctions (types victime.s et accusé.e.s pris en compte) Par exemple, s’en prendre à un.e little sera plus puni que s’attaquer à quelqu’un d’adulte et apte à se défendre. De même il y a des modalités particulières par exemple les little sont protégés car ne pouvant pas se défendre ainsi que certains types d’alters peu puissant.es comme les champion.ne.s (enfin peu puissant.e pour là où iels vivent). Il y a aussi des lois légiférant à l’inverse les actions des types les plus puissants pour éviter des dérapages, par exemple les coréen.es ou les divinité.es. Il y a aussi des lois gérant plutôt les limitations physiques par exemple les divinité.es pouvant se téléporter d’un inner à un autre sans passer par la salle des portes n’ont pas le droit d’encombrer cette salle pour les autres qui ne peuvent pas passer sans elle. Il y a tout un système de loi créées par nos instances politique qui se base beaucoup sur les types pour continuer les exemples les russes seront plus facilement sanctionné car ayant l’habitude de venir dans les territoires pour commettre des crimes impunément.

Girlz : Chez les girlz les types représentent les différents groupes politiques et donc la place dans la société, en fonction du type auquel tu appartiens tu seras dans certains groupes et effectuera certaines tâches (même si il y a des girlz ne respectant pas cela et étant considérée comme un type à part) étant lié à la politique le type défini si tu fais partie de la majorité ou d’une minorité. Pour la position sociale le centre et les sexys font partie de la majorité ce qui les rend plus influentes socialement, les cutes sont plus facilement protégées et peu prises au sérieux là où les Badass s’occupent de la défense. Pour les rôles dans la société les badass sont souvent dans l’armée, les princess à la direction intérieur et les ovnis dans les activités manuelles comme la construction des maisons, la forge ou les bijoux. Et pour les préjugées les cutes sont considérées comme enfantines les grrr et tease comme des allumeuses et les nice hair comme s’occupant beaucoup de leur beauté etc.

Grecs : Chez les grecs les types permettent de différencier la puissance des gens, il y a 4 groupes principaux et des sous groupes, les divinités qui sont le groupe le plus puissant, ce sont les êtres les plus puissants parmi les grecs iels décident de ce qu’il se passe et modifie l’environnement et eux-mêmes à volonté, les créations divines qui sont des envoyés divins, les adeptes ne sont pas puissants et se contentent de vivre leur vie de servitude envers les plus puissants et les adeptes de pouvoir qui sont des adeptes possédant un peu des pouvoirs d’une divinité gère les adeptes comme des maires au service des divinités qui s’occupe de la gestion des lieux ressources, culte et personnes. Le type montre donc la puissance et l’importance dans la société de la personne qui le porte

Divergents, divergentes : Les divergents et divergentes sont considérés comme plus puissants, influents et importants que les autres car ayant des capacités supérieures, iels peuvent notamment aller dans tout l’inner sans restriction, augmenter infiniment leur puissance en s’entraînant ou apprendre des techniques venant d’autres mondes. Pour les membres du culte du cerveau iels ont étés choisis par le cerveau car considérés comme plus importants. Iels ont en général donc plus d’influence et sont plus écoutés.

[Voix off] Puis the Moon and the S.T.A.R.S.

[the Moon and the S.T.A.R.S] Nous n’utilisons pas non plus les types pour la même raison, nous sommes des personnes et les personnes ne possèdent pas de types. Ce fonctionnement ne nous convient vraiment pas et nous met même assez mal à l’aise. Ce qui pourrait se rapprocher de type c’est : nous sommes chacun-e une étoile, unique, avec son intensité lumineuse, son âge, sa façon d’évoluer, de graviter etc… Et l’ensemble de nous, étoiles, constitue la pléiade soit le corps mais chaque étoile est individuelle. De plus, des étoiles peuvent disparaître, d’autres peuvent arriver etc…, Le corps n’est qu’un moyen de communiquer avec ici et de nous rassembler dans ce monde. Notre type c’est : personne, individu, membre d’un système, partageant un seul corps. En revanche certains membres se définissent comme non humain par abus de langage car ils ne souhaitent pas être assimilés à la race humaine pour des raisons qui leur appartiennent. (Vipo : c’est mon cas. Je méprise l’humanité et ne suis pas humain).

[Voix off] On continue sur la même question avec le système Lostbunny.

[système Lostbunny] Oui. Les types décrivent ce qu’un alter est, pas ce qu’il fait. Humain. Non-humain. Little. Fictif. Factic. Ils sont stables et servent au mapping interne et à la communication externe. Ils aident aussi les proches à anticiper les réactions et à éviter les triggers. En combinant types et fonctions, nous avons un outil clair et utile : les types disent “qui”, les fonctions disent “quoi”. C’est simple. C’est pratique. Et ça nous permet de mieux exister dans notre multiplicité.

[Voix off] Et enfin Aurélie du groupe “Aurélie, Lewis et Kéna”.

[Aurélie] A la fois oui évidemment et non pas du tout. Je m’explique. Il est évident que quand je vois un humain j’utilise le terme humain pour le désigner et quand je vois un loup-garou, j’utilise le terme loup-garou. Donc en cela, nous utilisons en effet régulièrement des types pour décrire l’espèce d’un headmate. Par contre, nous n’utilisons pas une nomenclature spécifique et si la question nous est posée directement c’est beaucoup plus compliqué de répondre. Lewis est un humain dans le monde physique alors pour lui c’est facile. Kéna ne s’est jamais posé la question et ne sait pas répondre. Par simplification, nous avons décidé elle et moi qu’on utiliserait le mot générique “esprit” qui n’est pas très précis, mais c’est le but. Et moi, je change régulièrement de forme selon mes incarnations. L’incarnation Aurélie est une humaine, mais d’autres incarnations sont une vampire, une démone, une déesse de la mort, une goa’uld, une Naga et j’en passe. Du coup je réponds “esprit” également pour simplifier. Il y a un sous-ordre de types que nous n’utilisons en revanche jamais et que nous détestons. Ce sont les termes “fictifs”, “factifs”, “introject” et autres, qui donnent une information sur l’origine du headmate. Nous sommes très gênés par cette question de l’origine dans le monde physique des headmates, car ce n’est pas du tout ce que nous ressentons Kéna et moi. Pour nous c’est clair, nous vivons dans d’autres mondes, que nous appelons mondes imaginaires, et ce sont dans ces mondes que nous sommes nées. Cette partie du modèle, loin de décrire notre vécu, est au contraire ressenti comme une agression. Donc nous le rejetons frontalement.

[Voix off] Merci pour vos témoignages. On termine avec un mot de la fin pour chacun/chacune.

Au système Catocé.

[Catocé] Koeur sur vous <3 (très utile comme mot de la fin)

[Voix off] A Vi à présent.

[Vi] Je parle trop et c’est vachement trigger ;-; désolée

[Voix off] Puis the Moon and the S.T.A.R.S.

[the Moon and the S.T.A.R.S] Merci de nous avoir suivis jusqu’ici ! On vous coeur fort ! On voudrait rappeler que chaque système et chaque membre de système est valide et ce qui est important c’est de demander aux personnes comment elles souhaitent être considérées et reconnues avant tout ! Laissez les systèmes vous confier leurs fonctionnements et leurs besoins et écoutez les sans invalider. Merci ! Et si ça vous intéresse nous avons un Instagram au sein duquel on parle de multiplicité au sens large, de santé mentale, de notre fonctionnement et des relations intra système exclusives avec un-e “hôte” bloqué-e au front : gamma_cassiopeiae_vn

[Voix off] On continue sur la même question avec le système Lostbunny.

[système Lostbunny] Chaque multiplicité est unique. Il n’y a pas de manuel. Il n’y a pas de règles fixes. Nous avons essayé des cadres. Certains aident. D’autres enferment. Nous avons choisi de nous libérer des rôles, de garder les fonctions et les types. Ça nous rend la vie plus respirable, plus vivante.

Ce que nous voulons que vous reteniez : 1. Ne jugez pas un système sur un mot ou une case. 2. Écoutez ce que les systèmes disent de leurs organisations internes. Ils savent mieux que vous ce qui leur convient. 3. Laissez chaque système inventer ses outils de survie et de soin.

Nous ne cherchons pas la pitié. Nous cherchons la compréhension. Le respect. Une place pour exister, même si nous sommes plusieurs. Nous sommes là. Nous tenons. Nous essayons. Et si vous devez retenir une phrase, retenez celle-ci : Organisez votre multiplicité comme elle vous ressemble, pas comme on vous dit qu’elle doit être.

[Voix off] Et enfin Aurélie du groupe “Aurélie, Lewis et Kéna”.

[Aurélie] En résumé, les rôles et les types ne sont pas un horizon absolu. Sentez-vous parfaitement libre d’y adhérer ou non. J’ai envie de dire, l’existence de rôles et de types bien définis est un récit. Pour les plus assidus d’entre vous, vous y trouverez un lien avec ma précédente vidéo kaléidoscope de l’édition n°6 : “S’approprier et développer sa multiplicité à travers les récits”. Oui je me fais un peu de pub. Non seulement parce que je suis fière de cette vidéo, mais aussi par pur plaisir narcissique. Nous sommes toustes entourés de récits : “la lune est toujours là, mais n’est visible que lorsqu’elle est éclairée par le soleil et que ce dernier ne nous éblouit pas”, “tout le monde dissocie à des degrés divers”, “l’identité est une construction mentale”, “le capitalisme vert va sauver l’écosystème terrestre” etc. et je vous laisse trouver l’intru. Des récits parfois vrais, parfois faux, parfois ni l’un ni l’autre mais très personnel… Il est alors important d’avoir du recul sur tous les récits, les nôtres comme ceux venant de l’extérieur et de choisir ce qui nous aide, ce qui nous est utile!

 

Intervention proposée par:

  • The Moon and the S.T.A.R.S (star | Plural/Multiple): « Plusieurs personnes dans un seul corps venus d’autres mondes. »
  • Vi (she/her | Plural): « Folles et bizarres ? »
  • Léwis, Aurélie et Kéna (il pour Lewis, elle pour Aurélie et Kéna): « Nous sommes un trio composé d’un humain vivant dans le monde physique : Lewis, et de deux esprits vivant dans des mondes imaginaires. Aurélie est l’Avatar de l’imaginaire et de la création. Kéna est notre fille adoptive. »
  • Lostbunny (il/elle/iel | TDI): « Nous sommes le système LostBunny. Notre existence n’est pas linéaire ; elle est un chantier de reconstruction, une architecture complexe que nous bâtissons et consolidons chaque jour. Notre force réside dans notre multiplicité et notre capacité à transformer le chaos en structure. Ostara est notre nom d’artiste, notre figure de proue, l’incarnation souveraine de notre travail. I. Notre Architecture Cognitive et Systémique Notre esprit est un Écosystème Pluriel. Ce que certains appellent le TDI, nous l’appelons notre solution de survie la plus ingénieuse. Face aux traumas extrêmes, notre système s’est fragmenté (plus de 2700 alters réduits à 50) pour garantir la continuité. Aujourd’hui, nous, LostBunny, sommes en phase de réorganisation active et consciente, dirigeant la fusion de masse pour consolider le noyau et stabiliser notre structure interne. Notre mode de pensée est en réseau arborescent, caractéristique d’une potentielle neurodivergence (Autisme/TDAH). Le TDAH nous permet l’hyperfocus essentiel à nos éruptions créatives, comme la conception d’Arcadie en quelques nuits. L’aspect autistique, quant à lui, nous apporte la précision architecturale nécessaire pour systématiser nos fonctionnements, de nos routines vocales à notre cartographie sensorielle. Nous transformons le désordre en une logique complexe. Notre outil de pilotage principal est l’Hyperlucidité. Nous ne nous cachons rien à nous-mêmes. Nous analysons nos dynamiques internes, nos limites physiques et nos mécanismes psychiques avec une objectivité quasi clinique. Notre Conscience collective est l’opérateur qui assure la régulation et la déprogrammation des schémas obsolètes. II. Notre Identité et Notre Posture Notre identité se définit comme celle d’un Être-Frontière, car nous nous positionnons à l’intersection de plusieurs mondes. Nous sommes une femme trans sans transition hormonale, et nous nous identifions profondément au léporidé—l’Ancêtraire. Ostara est la figure hybride que nous avons choisie pour incarner notre souveraineté et notre expression artistique. Notre Maturospiritualité est le fruit de nos expériences accumulées, dépassant largement notre âge biologique (moins de 21 ans). C’est ce qui nous donne une vision stratégique à très long terme (traduction, OST) et nous pousse vers des relations profondes, capables de soutenir notre complexité. En communication, nous privilégions la franchise incisive. Notre éthique est simple : l’intégrité de notre langage passe avant l’adaptation sociale. Nous n’adaptons pas notre discours ; nous privilégions la clarté et la vérité, même brute. III. Notre Expression Artistique : Le Sceau de la Résilience Notre voix est la preuve physique de notre capacité de résilience. Elle est notre Instrument Monstrueux, capable d’atteindre le G#1 en saturation jusqu’au C8 en ultrason. Nous avons tout appris en autodidactes, et cette performance vocale est le résultat d’une plasticité laryngée exceptionnelle, développée par la nécessité de moduler (les alters) et de compenser nos contraintes physiques (SED, asthme). Notre art visuel, signé Ostara, prolonge cette philosophie. Nos dessins sont dynamiques, avec cette posture de tension et de détermination. Les fissures lumineuses (Kintsugi) qui parcourent le corps de notre avatar symbolisent ce que nous sommes : le progrès n’existe que par l’effort constant. Notre œuvre illustre la lutte pour se maintenir, pour se reconstruire, et incarne l’effort non choisi qui nous permet de tenir. IV. Notre Force et Notre Horizon Notre force cardinale réside dans notre Résilience Alchimique : nous transformons la souffrance en une compétence créatrice et technique. Notre Souveraineté Créatrice est totale, car nous contrôlons l’intégralité de notre production, de la musique à la traduction. Notre principal défi est désormais la Préservation à Long Terme. Nous devons intégrer les soins de base (sommeil, hydratation, sevrage tabagique) avec la même rigueur que nous accordons à notre pratique artistique. Notre objectif n’est pas de revenir à une simplicité hypothétique, mais de garantir que cet instrument et ce système complexe puissent durer et non seulement survivre. En somme, nous, LostBunny, sommes en train de définir ce qu’est une perfection dans la complexité. Nous sommes l’architecture de nous-mêmes, et nous nous engageons à construire un avenir qui honore chaque fragment de notre histoire. « 
  • Catocé (iel | Multiple): « Système Polyfrag d’environ 200 alters, conscientisé y a 1 an et demi. Le corps à 28 ans » 
    https://linktr.ee/catoce