Avant de commencer, il est important de savoir qu’il s’agit d’un témoignage et rien de plus. Si vous êtes à la fois concerné.e.s par la multiplicité et les TCA, votre vécu peut être différent, et pour autant légitime. D’ailleurs, on a divisé le témoignage en étapes. Pour simplifier, on a découpé en 4 grande étapes, mais le passage d’une étape à une autre s’est fait progressivement, par des sous-étapes, mais pour éviter d’avoir un témoignage trop long, on ne détaillera pas les étapes.
Avertissements de contenu :
TCA, rapport aux corps normative, grossophobie intérorisé, psychophobie (y compris intériorisé), communauté ana/mia, conflit au sein d’un système, exclusion au sein d’un système, alimentation
Texte complet :
Quand les TCA sont incarnés dans des alters
Zara : avant de commencer, il est important de savoir qu’il s’agit d’un témoignage et rien de plus. Si vous êtes à la fois concerné.e.s par la multiplicité et les TCA, votre vécu peut être différent, et pour autant légitime. D’ailleurs, on a divisé le témoignage en étapes. Pour simplifier, on a découpé en 4 grande étapes, mais le passage d’une étape à une autre s’est fait progressivement, par des sous-étapes, mais pour éviter d’avoir un témoignage trop long, on ne détaillera pas les étapes.
Ces lignes ne sont pas écrits par les alters directement touchées par les TCA, mais on a leur autorisation pour ce faire.
Deolphine : D’un point de vu global, on souffre de TCA depuis au moins l’adolescence, mais on a eu différentes périodes. Au début c’était l’hyperphagie/boulimie (il y a eu des périodes avec ou sans tentatives de se faire vomirs. On conscientisait pas vraiment la multiplicité, mais c’était probablement déjà une question d’alters).
Puis quand on était adultes, on est passé plutôt vers l’anorexie. On conscientisait pas vraiment la multiplicité, mais on a eu des premières traces de manifestation explicites d’alters. Notamment une alter imposait l’anorexie aux autres alters. Tout le monde n’était pas forcément avec ça mais personne n’osait la défier ou lui désobéir. Son nom était Anna et elle était influencée par les communautés Ana-Mia à l’époque (Communautés de personne anorexique et/ou boulimiques et défendant les TCA comme étant un mode de vie). D’ailleurs on était probablement pas les seules de ces communautés où Ana et/ou Mia était incarné en un.e ou plusieurs alters.
À côté, on avait des alters qui n’assumaient pas ces comportement mais se sentaient obligé de les avoir. Ce sont ces alters qui ont cherché activement de l’aide.
La période suivante, les TCA ont énormément diminué, sans disparaître totalement. Pendant cette période, la multiplicité était partiellement conscientisé, et notamment dans notre inner, Ana et Mia était en prison, mais Ana restait influente. Elle n’arrivait plus à nous forcer à avoir des comportement alimentaire anorexiques, mais on sentait qu’un statut quo était nécessaire pour éviter les problème et consistait à rester sur un poid de forme sans prendre de poids.
Mia avait beaucoup moins d’influence, mais ça pouvait arriver qu’en cas de coup de mou, on pouvait une crise où on mange beaucoup. Ça n’arrivait néanmoins qu’une fois par an maximum (heuresement).
La période suivante, les TCA étaient revenu, mais cette fois ci, plus de trace d’Ana (notamment quand on a commencer à vraiment conscientiser la multiplicité), mais plusieurs alters sont anorexique, chacune avec une approche différente de la question. Elles sont en désaccord entre elles sur certaines questions relié aux comportement alimentaire. De fait l’alimentation devient l’objet de rapport de force et et de compromis, notamment avec les alters qui aiment manger. Globalement l’idée dominante est qu’on devrait faire en sorte d’être mince pour se sentir mieux, même si seul une poigné d’alter impose les idées, les autres accepte et en son convaincu et seul une minorité est en désaccord. Cependant, les compromis limitent la casse.
Il est important de noter que les TCA en question se focalise pas uniquement sur la nourriture, mais aussi sur le fait de faire du sport, ou sur d’autres manière de perdre du poids et affiner sa silouette. D’ailleurs, chaque alter touchées par les TCA ont une approche différente de la question.
La dismorphophobie (le fait d’avoir une vision du corps déformé, ici de se voir comme plus grosse qu’on l’est globalement) ne touche qu’une partie des alters. D’ailleurs, le nombre d’alter affecté varie avec le temps. Si une période seul une partie des alters étaient affecté (les autres essayant de faire prendre conscience qu’on est mince en réalité), ces derniers temps, une plus grande partie sont affectés rendant une contrebalancement plus difficile.
Les alters toûchées par les TCA ne se considère pas comme malade et considèrent leur comportement comme légitime, ce qui a pour conséquence qu’elles ne veulent pas entendre parler de « guérison » et aborder la question frontalement risque d’être totalement inefficace. C’est pour ça qu’on ne recherche plus de l’aide sur cette question, même si dans l’absolu, plusieurs aimeraient que les choses changes. D’ailleurs, une personne pas très bienveillante s’en est pris à nos alters anorexique ce qui a eu l’effet paradoxal de renforcer leur détermination.
Globalement, elles sont soûlée d’être vues comme les méchantes de l’histoire, des « vilaines persécutrices » ou autre trucs de genre alors qu’elle recherche le bonheur du système à leur manière, qui sont nul doute criticable pour pas mal de gens, mais les avois mis au ban, incité.e.s par les normes sociétales n’a fait que compliqué la communication et aggravé la situation.
On pourra trop donner de conseil, par les conseils bateaux type améliorez la communications avec vos alters bla bla bla, car déjà ça reste un sujet tuchy et en plus, chaque situation est trop unique pour ça, mais on espère que l’article vous aidera à en savoir plus sur le sujet, soit vous sentir moins « seul.e.s » si vous êtes aussi concerné.e.s.











